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Comment vivre avec sa dermatite atopique ?

A quels moments de la vie et en quelles circonstances, la dermatite atopique est-elle la plus difficile à vivre pour les patients ? Nous avons posé la question au Dr Sylvie Consoli.

La difficulté de vivre avec sa dermatite atopique

Vivre avec sa dermatite atopique, quand celle-ci est étendue, très récidivante, très prurigineuse est toujours difficile à vivre. Quel que soit l’âge du patient, cela peut entraîner un véritable handicap social. La dermatite atopique est certainement plus difficile à vivre quand le patient traverse des moments délicats de sa vie : licenciement professionnel, séparation affective. Quand il est isolé affectivement ou encore quand il s’agit d’un jeune adulte qui doit se lancer pour la première fois dans  sa vie professionnelle et/ou affective.

Vivre la dermatite atopique avec le regard des autres

Les plaques d’eczéma peuvent parfois être visibles car localisées sur le visage ou bien encore sur les mains. Elles altèrent les échanges tactiles et elles sont très prurigineuses. Ces caractéristiques  peuvent être des freins pour aller à la rencontre de l’autre. Que pensent les patients atteints de dermatite atopique du regard des autres? Réponses du Dr Sylvie Consoli.

Pourquoi certains patients vivent-ils plus mal que d’autres leur dermatite atopique avec le regard des autres ?

Nous ne sommes pas tous égaux face à la maladie et il peut être difficile de vivre la dermatite atopique avec le regard des autres. En effet, nous ne réagissons pas tous de la même façon face aux difficultés que la vie nous réserve. Si on est fragile, que l’on manque de confiance en soi, on va réagir de façon plus violente face à une situation difficile, se dévaloriser rapidement et perdre complètement ses moyens. Certains patients souffrant d’une dermatite atopique très modérée d’un point de vue médical, peuvent perdre totalement confiance en eux. Alors que d’autres patients souffrant d’une dermatite atopique sévère ont un travail, vivent en couple, fondent une famille. La maladie ne doit pas être un obstacle pour les patients, pour mener une vie épanouie.

L’Association Française de l’Eczéma souhaite informer sur ce qu’est la vraie vie avec un eczéma. Elle donne la parole aux patients et leurs proches.

« Bonjour, je suis dans la période « j’en peux plus » et je tombe sur votre association, ça fait du bien d’apercevoir une note d’espoir. J’ai 22 ans, je suis étudiante et vendeuse en boulangerie le week-end. Je souffre d’eczéma depuis toujours mais rien y fait je ne l’assume toujours pas bien au contraire, je vis avec l’angoisse de cette maladie tous les jours. Ça a vraiment commencé au collège, les grosses crises et les moqueries qui vont avec…. et puis ce sont enchaînés crises, hospitalisations, renfermement sur soi.

L’Association Française de l’Eczéma soutient le projet de photo artistique « PORTRAITS DE PEAUX –  Regard de l’autre, image de soi. » de Guillaume Oliver qu’il nous explique.

« La peau est la véritable interface de notre moi profond avec le monde extérieur. Elle est aussi une limite, un contenant, exprimant notre bien-être mais aussi nos souffrances.

La peau, fragilisée, devient alors le mauvais média, donnant une image corrompue de la personne. Le regard de l’autre se fausse, son interprétation aussi, la socialisation, l’estime de soi peuvent s’en trouver modifiées.

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