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Résultats de l’étude VDS (Visible Disease of the Skin) : de quelle manière une maladie de peau visible a-t-elle un impact sur la qualité de vie des personnes atteintes ?

L’Association Française de l’Eczéma vous dévoile en exclusivité les résultats de l’étude Visible Disease of the Skin (VDS) réalisée en partenariat avec le laboratoire Pierre Fabre, portant sur les formes visibles d’eczéma, mais également sur l’impact sur la qualité de vie au quotidien des malades atteints par une maladie de peau. Focus sur de nombreuses données quantifiées nous éclairant sur les conséquences sociales des dermatoses visibles à l’âge adulte.

Quid de l’eczéma atopique chez l’adulte ?

Il existe de nombreuses études sur l’impact de l’eczéma chez les plus  jeunes, comme sur les enfants. L’Association française de l’eczéma avait également publié en 2020 l’étude EclAdo, étudiant l’impact de l’eczéma atopique chez les adolescents en mettant en exergue leur mal-être à cause de leur maladie dermato. 

En revanche, il existe peu d’études sur une population d’adultes souffrant d’eczéma atopique, une maladie inflammatoire de la peau pouvant entrainer bon nombre de désagréments au quotidien. La cause :  la maladie se développe principalement chez les enfants et nourrissons, et dans de rares cas, persiste voire apparaît à l’âge adulte.

Remédiant à ce manque de visibilité, l’association française de l’eczéma a fait paraitre en 2019 l’étude Ecla. Cette large étude permettait de comprendre le fardeau que représente l’eczéma atopique de l’adulte, et d’avoir le recul nécessaire sur la dermatite atopique chez l’adulte et ses conséquences sociales.

Une nouvelle étude, avec une population encore plus large, nous permet de comprendre l’impact des maladies cutanées visibles. Faisons le point ensemble.

Un panel important pour comprendre le poids de l’eczéma atopique de l’adulte sur une zone visible dans son quotidien

Aujourd’hui, nous vous présentons l’étude VDS portant sur l’eczéma atopique localisé sur une zone visible. Cette étude de population s’appuie sur un échantillon représentatif de la population générale âgée de 18 ans et plus, dans six pays (Canada, Chine, Italie, Espagne, Allemagne et France). Tous les participants de l’étude, soit 13 138 personnes, ont été invités à remplir un questionnaire numérique structuré. Quand les sujets de l’étude ont confirmé la présence d’une ou plusieurs maladies de peau, il leur a été demandé de préciser la localisation (main, visage ou le corps).

Sur l’ensemble du panel mondial, 26,3 % des personnes interrogées déclarent une maladie de peau, soit 3450 personnes dont 717 atteintes par un eczéma atopique exclusif au cours des 12 derniers mois. 

Autre chiffre intéressant : le taux de prévalence n’est pas le même entre les hommes et les femmes. En effet, sur les individus déclarant une maladie de peau, il apparaît que les femmes sont plus touchées (27,9 % du panel total féminin contre 24,6 % des hommes).

L’eczéma atopique sur zone visible : une maladie cutanée loin d’être anodine

Selon le panel de personnes atteintes par une dermatite atopique ces 12 derniers mois :

  • 28,6 % déclarent que leur maladie chronique de la peau est visible sur le visage : plaques rouges, lésions de grattage… des éruptions cutanées qui vont toucher les joues, le front, les pommettes, le menton…
  • 20,2 % déclarent que leur eczéma atopique est visible sur leurs mains
  • 3,6 % déclarent une location visible sur le visage ET les mains.

L’eczéma atopique sur zone visible : une pathologie dermatologique, mais pas uniquement…

L’eczéma atopique ne se résume pas seulement à des symptômes cliniques (peau sèche voire très sèche, barrière cutanée altérée, rougeurs, réaction inflammatoire chronique provoquée par une réaction immunitaire excessive, fortes démangeaisons et lésions cutanées car l’envie de se gratter est trop forte). Il est aussi important de s’intéresser à la dimension sociale de la maladie, avec des affections dermatologiques pouvant fortement dégrader la qualité de vie d’une personne atteinte d’eczéma atopique.

  • 26.1 % des sondés considèrent leur eczéma  comme une gêne dans leur vie professionnelle et 31,8 % dans leur vie personnelle.
  • La stigmatisation n’est pas inconnue aux patients atteints de poussées d’eczéma atopique, bien au contraire : 17 % déclarent se sentir exclu par les autres et 19,4 % être regardé avec dégoût… un chiffre choc quand on sait que plus de 2,5 millions de Français souffrent de ce type de problème de peau et que le nombre de patients a triplé en 30 ans dans les pays industrialisés
  • L’impact au quotidien de cette maladie touchant la peau est mis en exergue par l’étude : 14,4 % des personnes interrogées estiment que leur eczéma entraine des difficultés dans leurs relations sociales, 16,7 % ont des difficultés avec leur partenaire (vie intime), 37,7 % déclarent être régulièrement fatigués à cause de la maladie et de ses manifestations cutanées qui rendent difficile l’endormissement (32,7 % des sondés reconnaissent avoir du mal à s’endormir).

L’impact de cette forme de dermatose au quotidien est certain, mais qu’en est-il de la population française ? 

Zoom sur l’eczéma atopique chez l’adulte en France

L’étude VDS nous permet de faire le point sur l’eczéma atopique en France dans une population d’adultes.

  • Comme pour les résultats globaux, la prévalence est plus élevée chez les femmes que les hommes (26,9 % contre 19,1 %).
  • En France, Les maladies de peau visibles apparaissent comme bien plus fréquentes que vous ne l’imaginiez : 72 % de la population avec des problèmes de peau déclarent avoir une dermatose visible, 57 % déclarent une dermatose visible au niveau du visage et 23 % déclarent une dermatose visible au niveau des mains… des chiffres importants pour cette réalité locale.

Dermatose des mains : une maladie handicapante au quotidien et plus stigmatisée que la dermatose du visage

dermatise des mains

  • Selon l’étude VDS, les personnes atteintes de dermatoses localisées sur les mains souffrent d’un handicap plus sévère que des atteintes sur le visage. L’eczéma des mains ne se limite pas à un handicap fonctionnel. L’étude soulève des conséquences peu analysées jusqu’à présent sur la vie sociale et intime de ces patients atteints de problèmes dermatologiques localisés sur les mains.
  • Les données issues de cette étude sur le sentiment de découragement, sur les difficultés liées au sommeil et le choix des vêtements, révèlent un handicap et une stigmatisation (sentiment d’être rejeté par les autres ou d’être regardé avec dégoût) qui s’avèrent plus importants lorsqu’il s’agit d’une dermatose des mains.

Comme 16,5 % des sondés atteints par une maladie de peau avec une atteinte localisée sur une zone visible ayant déclaré avoir été en contact avec une association de patients (8 % sans eczéma localisé sur une zone visible), nous sommes là pour vous aider si vous vous sentez rejeté par les autres du simple fait de votre maladie de peau. Ne vivez pas votre eczéma seul : rejoignez-nous ! 

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