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Conseils pour mieux voyager avec son eczéma

Vous prévoyez de partir en voyage pour un week-end ou une semaine, en couple, en famille et avec vos enfants. Il s’agit d’un voyage en avion ou en voiture, dans un pays humide ou au cœur d’une région enneigée. Aucun voyage ne se ressemble. Pourtant, pour une personne qui souffre d’eczéma, chaque voyage peut déclencher de nouvelles crises d’eczéma.

Alors, comment éviter l’apparition des crises d’eczéma en voyage ? Quels conseils suivre pour voyager en toute sérénité avec son eczéma ? Nous répondons à vos questions.

Eczéma : les problèmes liés au transport

Lorsque l’on parle de voyage, on pense tout de suite aux transports. En effet, qu’il s’agisse du train, de la voiture ou de l’avion, les transports sont souvent nécessaires pour partir en voyage. Mais, pour une personne qui souffre d’eczéma, les transports peuvent déclencher des crises plus ou moins importantes. Découvrez comment les éviter.

Voyager en voiture avec un eczéma

La voiture est un lieu confiné avec des moquettes au sol et des tissus de sièges qui doivent être nettoyés régulièrement afin d’éviter de déclencher une crise à cause de : 

  • poils d’animaux ;
  • poussière ;
  • pollens ;
  • etc.

De plus, s’il fait chaud, le premier réflexe consiste à allumer la climatisation ou à ouvrir les fenêtres. Ce sont deux actions qui ne sont pas recommandées en cas d’eczéma. Ouvrir les fenêtres est déconseillé si l’air extérieur est pollué, car on sait que la pollution est un facteur déclenchant des crises d’eczéma. De même, la climatisation a tendance à assécher la peau. 

Pour bien voyager en voiture avec une dermatite atopique, il est conseillé de : 

  • partir aux heures les plus fraîches de la journée ;
  • faire régulièrement des pauses pour boire et appliquer des crèmes hydratantes ;
  • emporter un brumisateur d’eau thermale pour se rafraîchir et humidifier sa peau ;
  • mettre des serviettes sur les fenêtres peut couper le soleil et éviter d’avoir trop chaud ou de transpirer, car la sueur est un autre facteur déclenchant de l’eczéma ;
  • poser des serviettes sur les sièges, notamment si vous voyagez en short, afin d’éviter d’avoir la peau directement au contact du siège, et d’éponger la transpiration s’il fait très chaud
  • etc.

.Voyager en train et en avion avec un eczéma

Le train et l’avion ont ceci en commun qu’ils obligent à voyager dans des espaces relativement confinés. La voiture est également un petit espace, mais il est possible de faire des pauses régulières pour se dégourdir les jambes et pour hydrater sa peau.

Or, dans un avion ou dans un train, il n’est pas toujours évident de trouver des activités originales ni facile d’appliquer de la crème hydratante sur ses jambes ou ses bras. De même, la climatisation peut assécher l’air, ce qui a tendance à aggraver une crise d’eczéma.

La solution pour bien voyager en train ou en avion quand on souffre de dermatite atopique consiste à anticiper. Par exemple, il est possible : 

  • d’hydrater son corps à l’aide d’une crème émolliente avant le départ ;
  • de boire de l’eau tout au long du trajet ;
  • d’emporter un brumisateur d’eau thermale pour se rafraîchir et humidifier sa peau
  • de porter des vêtements en matière naturelle qui ne provoquent pas de démangeaisons ni d’irritations ;
  • de porter des vêtements qui couvrent  les jambes pour éviter le contact direct avec le siège ;
  • etc.

Enfin, la petite bouche de climatisation située sur le siège de l’avion doit être fermée ou, du moins, utilisée avec modération, afin d’éviter de trop assécher l’air.

Dermatite atopique, décalage horaire et manque de sommeil

Souvent, les crises d’eczéma perturbent la qualité du sommeil. Or, bien dormir est essentiel pour être en forme et en bonne santé. Mais voyager c’est également parfois souffrir d’un manque de sommeil ou du décalage horaire. Il arrive que les heures de départ soient très matinales, voire nocturnes. Le rythme quotidien est alors bousculé et cela peut avoir une influence sur les crises d’eczéma.

Une fois de plus, la règle à prendre en compte se nomme l’anticipation. Ainsi, en cas de départ très matinal ou de décalage horaire dans le pays de destination, il est possible de s’adapter à la maison. Concrètement, quelques jours avant le départ en voyage, vous pouvez décaler l’heure du coucher d’une quinzaine de minutes. En procédant ainsi sur une certaine période, vous pouvez anticiper le décalage. 

Une fois arrivés sur place, prévoyez un temps d’adaptation et de repos afin de récupérer le manque de sommeil et afin de vous faire au décalage horaire. Ces journées d’adaptation servent également à récupérer le manque de sommeil ou la mauvaise qualité de sommeil causés par les transports.

L’anticipation : la règle pour bien voyager avec son eczéma

Qu’il s’agisse de transports ou de sommeil, nous l’avons vu, anticiper est la clé d’un voyage réussi quand on souffre d’eczéma ou de dermatite atopique. Cette anticipation doit également être prise en compte pour d’autres éléments, comme : 

  • le climat local ;
  • les vêtements à mettre dans la valise ;
  • les médicaments et émollients à emporter ;
  • etc.

Les peaux atopiques n’apprécient pas les climats humides ni les climats trop secs. Pour voyager dans ce genre de pays, il est indispensable de prévoir des vêtements adaptés et des protections solaires le cas échéant.

Concernant les médicaments, il n’est pas toujours possible d’en trouver dans son lieu de vacances. Avant de voyager avec un eczéma, pensez à récupérer à la pharmacie tous les médicaments dont vous aurez besoin durant tout votre voyage. De cette manière, vous pourrez continuer d’hydrater régulièrement votre peau et de soigner vos lésions.

Pour résumer, voyager avec un eczéma nécessite de prendre en compte plusieurs éléments afin d’éviter la survenue de crises.