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eczéma et stress

Eczéma et stress

Eczéma et stress

Eczéma et stress sont ils liés ? Certains patients voient leur eczéma flamber pendant les périodes de stress (examens, surcharge professionnelle…) ou lorsqu’ils vivent des chocs émotionnels (rupture, licenciement, deuil…). D’autres ne voient aucun lien entre période de stress et crise d’eczéma. Par contre beaucoup de patients indiquent que l’eczéma a un impact sur leur sommeil, leur humeur, leur stress, entraînant même parfois de la dépression et de l’anxiété.

Alors qu’en est-il du lien entre stress et eczéma ? Et qu’entend t’on vraiment par « stress » ? Pour agir efficacement, il faut d’abord bien définir ce que l’on ressent.

Facteurs déclencheurs de l’eczéma

L’eczéma atopique, ou dermatite atopique, est une maladie inflammatoire chronique qui survient sur un terrain génétique entraînant une fragilité de la barrière cutanée et une réponse immunitaire inadaptée. En conséquence, la peau est très sèche et susceptible de déclencher des inflammations (rougeurs, vésicules, démangeaisons). La maladie évolue par crises qui peuvent être déclenchées par de multiples facteurs : agents irritants ou allergènes tels que pollens, pollution, poils d’animaux, acariens, vêtements, détergents… ou les émotions négatives comme le stress.

Donc apprendre à gérer son stress et ses émotions peut limiter la fréquence et la sévérité des crises, mais ne supprime pas l’eczéma, car d’autres facteurs sont mis en cause.  Il reste donc primordial de traiter les crises et d’appliquer des émollients pour soigner la peau, et de limiter tous les facteurs déclencheurs.

Il reste néanmoins très important d’apaiser le stress et les émotions négatives quand on a de l’eczéma, pour éviter d’entrer dans un cercle vicieux : le stress aggrave l’eczéma, qui devient de plus en plus stressant (démangeaisons, sommeil perturbé), et ainsi de suite…

Apaiser ses émotions permet de vivre le plus sereinement possible avec cette maladie au long cours qui peut faire vivre des montagnes russes émotionnelles !

Identifier les émotions ressenties

Il est important, pour agir efficacement, de définir exactement ce que l’on ressent. Est ce vraiment du stress ? Ou plutôt de l’anxiété, ou de la colère ?

En se posant quelques questions très simples, on peut trouver des réponses :

  • Est ce que j’ai l’impression que je ne pourrai pas assurer tout ce que j’ai à faire dans les délais (au travail, à la maison, dans mes études…) ? Si oui, il s’agit bien de stress !
  • Est ce que je me sens tout le temps inquiet pour l’avenir, pour ce qu’il risque de se passer (aggravation de l’eczéma, impossibilité de trouver un travail, accident…) ? Si oui, il s’agit plutôt d’anxiété
  • Est ce que j’ai l’impression que je dois tout faire parfaitement, que je n’ai pas droit à l’erreur (être le premier en classe, être  le meilleur de votre équipe, être un parent parfait…) ? Si oui, il s’agit plutôt d’anxiété de performance
  • Est ce que j’angoisse à l’idée de prendre la parole en groupe, de me rendre à une soirée, est ce que j’appréhende le regard des autres ? Si oui, il s’agit plutôt d’anxiété sociale
  • Est ce que j’ai un sentiment d’injustice (« pourquoi moi ? »), je me sens souvent énervé, irritable, incompris ? Si oui, ces sentiments traduisent plutôt un état de colère

Gérer ses émotions

Une fois que ce que l’on ressent est défini avec plus de précision, il est plus facile d’agir dessus en choisissant les bonnes approches. Il est possible d’ailleurs de cumuler stress et anxiété, ou stress et colère par exemple. Il faudra alors agir sur toutes les émotions identifiées.

De nombreuses méthodes proposent des prises en charge pour gérer et apaiser ces émotions négatives.

Si l’eczéma est aggravé par les périodes de stress (sentiment d’être débordé), il peut être utile de faire appel à un coach qui peut vous aider à mieux organiser votre temps et vos priorités, pour diminuer votre stress et avoir enfin du temps pour vous.

Il peut parfois être utile de passer par une psychothérapie pour comprendre et apaiser la colère ou l’anxiété (que ce soit une anxiété généralisée, une anxiété de performance ou une anxiété sociale).

Et de nombreuses pratiques psychocorporelles comme par exemple la sophrologie, la relaxation, l’art-thérapie, le yoga, la yogathérapie, proposent des protocoles spécifiques pour gérer son stress, son anxiété ou sa colère.

 

 

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